mercredi 20 juin 2007

L' écologie au Liban


Ibrahim El Ali avec les forces de la finul au Sud Liban
village de Chakkra région bint jbael.







L’incroyable défi d’un écologiste libanais Ibrahim El Ali

“ Nous avons fait de tout ce qui est sur terre une parure (pour ses habitants)
Afin de les éprouver lesquels d entre eux sont les meilleurs en action.”
Coran sourate La caverne verset 7







“ Qu’ils se réjouissent le désert et la terre aride, Que la steppe exulte et fleurisse, qu’elle se couvre de fleurs de champs, qu’elle saute, danse et crie de joie! La gloire du Liban lui est donnée , la splendeur du Carmel et du Sharon et on y verra la gloire du Seigneur , la splendeur de Notre Dieu” ISAIE 35, 1-2










( cette rivière traverse un quartier populaire de la banlieue de Beyrouth,... Elle se nomme la pure…. !!! )


Tous les organismes internationaux s’accordent à dénoncer les dégradations irréversibles de l’environnement (réchauffement climatique, marée noire, érosion de la biodiversité, déforestation massive, pollution de l’air, de la mer, des sols…. Raréfaction de l’eau potable tout simplement…) la liste est hélas bien longue et demande urgemment la mobilisation citoyenne de chacun face à sa responsabilité devant une catastrophe écologique universelle qui s’aggrave à un rythme alarmant…













Dans un Liban secoué par des guerres successives et une instabilité politique inquiétante, Ibrahim El Ali de l’Association Mawassem khaer entreprend, après avoir planté déjà 10.000 arbres, le projet fou de planter un million d’arbres dans un délai de trois ans , et œuvre pour faire de son pays à travers 100 propositions le modèle et le paradis de l’écologie sur notre planète bleue.
Faire du Liban l’égérie active et pionnière de l’écologie en méditerranée. Le Liban est le début de l’humanité et le passage obligé de toutes les civilisations et de leurs cultes et cultures. Le Liban terre et cœur de toutes les religions. Redonnons au Liban sa dimension sacrée à travers une pureté écologique.






(Arbres plantés au bord des routes et dans les collines Libanaises)




Nouvelle idée

A première vue le projet d un Liban écologique peut sembler complètement utopiste, mais à regarder le comportement de ses habitants à la suite des déficiences de la compagnie des eaux et la société qui régit l électricité (coupures quotidiennes), un brin d espoir voit le jour. Car on observera prendre essor chez l’habitant le réflexe de récupérer l’énergie, nécessité oblige. Il faut tabler sur la débrouillardise légendaire du libanais, qui rend possible l’éveil des mentalités à cette urgence écologique vitale.
Les libanais utilisent des lampes à économie d’électricité (L’Europe prévoit de les rendre obligatoires d’ici 5 ans). Ils récoltent naturellement l’eau de pluie depuis les terrasses de leurs maisons et la récupère, utilise des chargeurs d’électricités et des batteries dans chaque maison , utilise fréquemment des chauffes eau solaire et une agriculture biologique dans leurs jardins …L’état même participe à cet effort en interdisant l’importation et la circulation de véhicules a combustible mazout …
Seulement le libanais n’a pas vraiment de conscience écologique, c est en palliant des difficultés quotidiennes que ses solutions épousent naturellement l’écologie
Que faire alors?
Ce que Mawassem Khaer envisage et propose, c’est de mobiliser les boys scouts des différentes associations et ce, à travers chaque commune , afin de planter ses arbres et donner des cours d’écologie à travers les écoles et profiter des grandes cérémonies religieuses pour sensibiliser la population avec l’aide du chef religieux local et des municipalités. Dans une conscience aigue des responsabilités de chacun


Sayyed Hamad Ali Amine Président d"honneur de Mawassem khaer

Parmi les problèmes

Tout d’abord, bien que le libanais des campagnes récolte l’eau de pluie, celle-ci est stockée toute l’année dans une cuve en béton, connectée avec sa terrasse qui en même temps ramasse au passage tout le mazout sortant des conduits de chauffage..
Il faut donc envisager de donner des filtres à chaque maison à prix subventionnés, ou vendre l’eau potable à prix subventionnés ou créer dans chaque municipalité un filtre collectif Afin que la population de soit pas victime d’une eau polluée et mal recyclée
























Autre exemple




Dans le village de Chakra, se trouve un incinérateur d’ordures. Depuis le mois d’avril 2007 la municipalité a arrêté l’incinérateur pour des raisons économiques. Ce qui a pour conséquence un amoncellement de poubelles dans la montagne. Ici une urgente nécessite s’impose. Celle de créer une vraie synergie entre toutes les municipalités….(partage des coûts d’un incinérateur qui serait mis à disposition de plusieurs villages à la fois.(L’écologie est aussi une prise de conscience du gaspillage d’argent et d’énergie).
Au mois de juin 2007 on brûle les poubelles dans la montagne, le feu s' étend et brûle 100 hectares de champs agricoles et de forets


( Que vous dire...! ceci se répéte dans tous les villages )

Ce comportement écologique naturel des libanais mis en exergue par la déficience et la nécessité, ne risque pas de changer si un jour les services de l’état devenaient plus efficaces ? Il faut donc éduquer et former chaque maison qui prendrait le filtre. Accompagner la mobilisation factuelle par une mobilisation pédagogique….D’où la nécessité d’une formation et sensibilisation à l’acte citoyen auprès de tout individu.

Défaillance en urbanisme
L’état n a pas encore fait le cadastre de tout le Liban... particulièrement dans la sous région de Bint Jbael, et n’a pas encore défini clairement les régions agricoles, des zones constructibles….inéluctablement le prix de la terre demeure très élevée, et chacun pense vendre son terrain à un jeune marié qui doit construire sa maison conjugale…..même s‘il n’existe encore aucune route pour accéder à ce terrain…
L’idée d y planter des arbres reste le dernier souci du propriétaire
Dans les 100 propositions de l’association, tous les problèmes et les solutions y sont définis (Liste fournie sur demande)
Les pêches au pain empoisonné au cyanure ou à la dynamite existent encore au Liban, ne doit on pas commencer à envisager de faire de toute la côte libanaise un parc marin protégé ?

Les stratégies

Ibrahim El Ali s’adosse à tous les organismes d’urgence qui sont venus apporter leur aide suite à la guerre, la plupart du temps ces dons d’urgence restent inutilisés après que chaque libanais ait retrouvé son domicile, exemple, des citernes en plastiques sont offertes aux communes qui ne savent plus vraiment quoi en faire, Ibrahim les récupère pour arroser les arbres, et créer des pépinières d’arbres fruitiers pour lutter contre la faim…







Les analyses et les filtres d eau également …

Puis Ibrahim fait contribuer tous les différents pays de la Finul pour participer avec lui à des projets écologique, exemple utiliser leur engin pour faire des trous pour les arbres de taille moyen et au passage faire du déminage dans les villages , ce terme est défini par la Finul comme de la dépollution …..
Pourquoi ne pas faire participer l’armée libanaise comme participation ?
Pourquoi ne pas envisager de subventionner a l’exemple du tabac, les plantations récentes d’olivier. Et d’arbres fruitiers ??
A chaque village, Ibrahim envisage de faire participer les jeunes boys scouts (kachafs) pour l aider à planter les arbres et compléter son action par de la formation soutenue


L'homme

Ibrahim El Ali est né à Dakar en 1958, il se définit comme citoyen du monde, citoyen de la terre. Diplôme d’études supérieurs à Paris , il participe en compagnie de son célèbre frère Haidar El Ali ( chevalier de l ordre du mérite de l’état français) à plusieurs actions de défense de la nature en Guinée Bissau, voire article paru dans le journal Libération février 2004 et le site de réseau cétacés et au Sénégal a des récupérations de filets flottants avec l’organisme Oceanium de Haidar El Ali


Au Liban
Juste après la guerre Ibrahim aide Première urgence pour la distribution d’eau à la population dans son village de Chakra
Puis avec l’aide de la Finul, il détecte des clusters mines anti-








personnelles (4000 à chakra) et des obus (plus de 100 à Chakra) encore non explosés dans la région de Bint jbael et procède à leur dépollution
Puis Ibrahim plante 10.000 arbres dans son village d’abord et prend contact avec toutes les communes pour renouveler le reboisement des montages et communes du sud Liban

Puis Ibrahim, avant qu’une idée de l’ONUE se décide dans la conférence des citoyens de Paris , collabore avec les forces de la Finul au Liban et organise des projets écologiques.


Son idée principale

Quand on trouve une peau de banane dans la rue , ne pas le ramasser est assimilable a une agression devant la veille femme qui va y glisser
Ibrahim appelle à la responsabilité de tout un chacun devant cette catastrophe écologique planétaire et la reconnaissance des droits des générations futures, des principes de précautions et d utilisation raisonnée des ressources naturelles …
Tout d’abord, que chacun ramasse les ordures de cette planète, puis que personne ne les jette plus tout simplement…Le mot arabe Janna qui définit le paradis veut dire également jardin, alors cultivons le tous ensemble.

Ibrahimblog@gmail.com France : 06 18 49 11 98

Mawassem.khaer@gmail.com Liban : 961 3 32 60 57

1 commentaire:

Gio a dit…

Bon courage et bonne continuation !

Il faut plus de gens comme vous